Christophe
Proença
Député du Lot


Qui suis-je ?
Je suis Christophe Proença, j'ai 59 ans, je suis marié, père de trois enfants et j'habite Gintrac, petit village typique du causse et de la vallée de la Dordogne.
Enseignant en sciences de l'ingénieur, j'ai exercé mon métier pendant 35 ans.
Fils d'un père portugais et d'une mère d'origine paysanne, mon parcours et mon émancipation doivent beaucoup à l'école de la République.
À la une
Il y a des traditions qu’on comprend mieux au lever du jour.
J’ai eu la chance de découvrir une pratique ancestrale : la pêche à l’épervier, un filet lancé à la main depuis une barque.
Une pratique qui avait quasiment disparu avant de renaître, à partir de 2016, grâce notamment au travail mené par l’ADAPAEF 46, aux côtés d’Epidor EPTB Dordogne. Aujourd’hui, près de 200 pêcheurs aux engins et aux filets la pratiquent encore dans le Lot, dans un cadre très réglementé.
Avec la Fédération de Pêche du Lot, j’avais d’ailleurs travaillé à la reconnaissance et au classement de cette pratique au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Car préserver notre patrimoine, c’est aussi préserver les savoir-faire qui continuent à vivre sur nos rivières.
Mais au-delà du geste, ce qui m’a marqué, c’est la transmission. Voir un père apprendre à son fils les gestes d’une pratique intimement liée à notre rivière, c’est aussi voir une part de notre patrimoine continuer à vivre.
La Dordogne est une chance pour le Lot. Elle joue un rôle essentiel pour notre tourisme, notre agriculture et pour les Lotois, dont elle constitue l’une des principales réserves d’eau. Elle est aussi une réserve de biosphère de l’UNESCO. Et au fil de cette matinée, j’ai pu mesurer concrètement la richesse de la biodiversité qu’elle abrite.
Il nous faut maintenant mieux nous réapproprier notre Dordogne. La connaître, la protéger, mais aussi mieux comprendre tous ceux qui la font vivre.
Alors que la sécheresse et les tensions sur l’eau nous rappellent chaque année la fragilité de notre ressource, les Lotois doivent pouvoir se réapproprier leur Dordogne. La connaître, c’est aussi mieux la protéger.
Sur cette rivière que Christian Signol a si bien racontée dans « La Rivière Espérance », certaines traditions ne sont donc pas seulement des souvenirs. Elles sont une part vivante de notre territoire.
















