Loi sur la fin de vie
- Christophe Proença

- il y a 9 heures
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Ce mercredi 25 février, nous avons adopté à l’Assemblée nationale les textes sur le développement des soins palliatifs et sur l’aide à mourir.
J’ai pris toute ma part dans ce débat. Un débat sérieux, respectueux, sans vote partisan : chacun s’est exprimé en son âme et conscience.
▶️ D’abord, nous renforçons les soins palliatifs. C’était indispensable. Aujourd’hui encore, l’accès reste inégal selon les territoires. La création de maisons d’accompagnement et de soins palliatifs permettra d’améliorer concrètement la prise en charge, dans la dignité, sans marchandisation de la fin de vie.
▶️ Ensuite, une majorité de l’Assemblée s’est prononcée en faveur de la proposition de loi sur l’aide à mourir (299 voix contre 226).
Je le dis clairement : il ne s’agit pas d’un suicide assisté. Je réfute ce qualificatif.
Cette loi est strictement encadrée. Elle ne concernera que des situations très particulières, lorsque :
- la personne est majeure ;
- elle réside de manière stable en France ;
- elle est atteinte d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale ;
- elle subit une souffrance réfractaire ou jugée insupportable ;
- elle est en capacité d’exprimer une volonté libre et éclairée.
Un droit de retrait des soignants est également garanti.
En matière de fin de vie, je ne crois pas qu’il existe une solution parfaite, qui conviendrait à tous. Mais je crois qu’il existe un projet commun : ne laisser personne seul face à des situations humaines parmi les plus difficiles.
C’est une loi sociétale majeure. Elle nous engage pour longtemps.
J’ai voté en conscience.





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